Rivesaltes fictions
Contenu
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Titre
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Rivesaltes fictions
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Langue originale
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Français
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Distribution
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Le fantôme de Walter Benjamin : étranger juif allemand indésirable, suicidé sur la frontière franco-espagnole, premier passeur de mémoire le 26 septembre 1940. Nuage de voix : amas sonore de bribes d'identités de tous ceux qui, un jour pendant près de soixante ans, sont arrivés au camp de Rivesaltes. L'arpenteur de mémoire : marcheur dans le vent, en quête de moments de vie, de bruits, et d'images. La journaliste / Miss Météo : chroniqueuse de perturbations actuelles et climatiques. Le préfet : figure persistante de la bureaucratie dans ses différents avatars historiques, chargée de "gérer les flux migratoires". Joffrette : shampouineuse native de Rivesaltes, baptisée à partir du nom d'un maréchal de France natif de Rivesaltes. Les régisseurs : assistants techniques du labo de mémoire. Friedel Bohny-Reiter : infirmière du Secours suisse aux Enfants en 1941-1942 au camps de Riveslates, a écrit son journal. La Cimade : parole de la défense des droits des internés. Marcel Pliasse : cheminot français, supplétif technique de la déportation des juifs. Raymonde Bernicot : conseillère municipale, pourvoyeuse bénévole de certificats de nationalité française au harkis. Franck Lustrel : directeur du camping de Rivesaltes, logeur à son insu d'étrangers sans-papiers. Monsieur Anouar El Younis : étranger marocain, sans-papiers indésirable, expulsé de France, dernier passeur de mémoire le 26 septembre 2006.
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Résumé
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Les lieux ont-ils une mémoire ? Vincent Bady répond par l’affirmative et parcourt l’histoire tourmentée du camp de Rivesaltes. Ce camp militaire des Pyrénées-Orientales a connu plusieurs catégories de prisonniers dans une chronologie presque ironique si elle n’était pas si terrible.
Dans un bal des spectres mis en musique par une journaliste prompte à toujours poser la question suivante à un préfet protecteur de l’image de l’État, l’auteur les convoque tous : républicains espagnols de la retirada, juifs avant leur déportation, prisonniers de guerre allemands, partisans de l’Algérie indépendante, harkis en transit, jusqu’à des sans-papiers en rétention administrative…
À partir de documents d’archives, d’objets du quotidien de tous ces passants de l’Histoire, mais également d’éléments fictionnels, Vincent Bady invente une matière théâtrale poétique et politique potentiellement portée par deux acteurs ou par une multitude, en écho à tous ces fantômes anciens ou plus récents qui n’ont pas fini de hanter notre République.
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Année de sélection
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2015
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Éditeur
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Éditions Théâtrales
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Date de publication
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2015